Il se prend pour mieux ?

Publié le par Wil

    Nos cinq sens sont les ficelles des marionnettes que nous sommes pour Dieu. La foi est la seule ficelle invisible... à croire que c'est Dieu lui même qui s'amuse à nous faire douter de son existence. Je ne doute plus, je ne crois pas en lui simplement… ma corde invisible est un cordon ombilical me reliant à la terre. Dieu le père, Terre la mère… je suis issu de famille monoparentale, ce n’est pas grave…

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Publié dans textes libres

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S
Pour répondre à "ma corde invisible est un cordon ombilical me reliant à la terre. Dieu le père, Terre la mère...je suis issu d'une famille monoparentale, ce n'est pas grave... " Voici:"Notre âme est une petite fille sur une balançoire. De temps en temps, ses pieds touchent le ciel et, de temps en temps, ses pieds frôlent le sol. Quelle est la main qui nous pousse, pour nous donner son élan, et pour le raffermir? Ce serait peut-être la main des épreuves. La main bénie des épreuves qui nous envoie tout d'un coup au ciel, et qui nous empêche aussi parfois de tomber. Qui fait, qu'il n'y a pas vraiment de position stable, dans cette vie. C'est pour ça que vous repérez beaucoup de choses qui fonctionnent par couples de contraires, dans ma pensée. Par ce qu'il n'y a pas de point fice. Et ce que celui qui ne parle que du ciel a tort, et que celui qui ne parle que de la terre à tord, parce qu'ils oublient l'autre moment. La justesse serait de restituer les deux choses, de façon à ce que le mouvement constitue sans fin."[extrait d'une interview avec Christian Bobin in "nouvelles clés n°octobre-novembre 2008]
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W
J'ose croire qu'avec la venue du pape récemment en France et les quelques conversations que j'ai eu avec un musulman très croyant au Maroc cet été (et aux vues d'énormément d'autres faits allant du musée de la création à Cincinnati dans le Kentucky jusqu'à l'attitude de la tante d'un ami qui se signe de la croix chrétienne en regardant au ciel quand on prononce un "gros mot" devant elle) que cette vision "primaire" est encore d'actualité, et sans vouloir verser dans l'athéisme primaire, pour le coup, j'ajouterai que je m'en inquiète... je m'explique :J'ouvrierai d'abord mon argumentaire sur le fait que cette réflexion à laquelle tu as fais écho, date un peu (septembre 2006) et que j'ai depuis une vision plus élargie de la notion du divin... c'était d'ailleurs, et je m'en aperçois à ma relecture, plus une pensée poétique destinée, à l'époque, à esquisser mon détachement du religieux, qu'un réel raisonnement sur le sujet.Je me suis plutôt rallié, depuis, au shéma suivant, "Faiblesse de l’homme, puissance de Dieu" que je crois être un bon résumé de comment le divin a pu surgir du cerveau des hommes et non d'un ciel ou on le loge habituellement (ou dans les phénomènes inexpliqués par les sciences, les croyances voire magies, balbutiantes des différents ages). Lié à la peur de la mort, cette notion me fait penser que là, ou l'Homme ne trouvait plus de réponse, il inventait Dieu (paganismes, animisme et monothéismes confondus) pour le rassurer de sa condition tragique (dans le sens ou la mort est inévitable et que la vie devient alors un paradoxe dans lequel l'homme est jeté et auquel il veut donner un sens pour le justifier). Ainsi put naître, selon moi, la notion d' appartenance à un groupe plus large que celui du voisinage de chasse ou de la tribu de village. Rites et offrandes (qu'importe que Dieu fut alors pensé par les hommes comme créateur, régisseur ou animateur du monde ou même de soi) donnant les gages de durabilité d'une croyance, d'une religion, l'homme put se constituer en civilisation, nation ou spiritualité (s'affrontant cependant dans des guerres ou des querelles d'interprétation).Alors, dans ce cas de figure, un dieu qui serait "au plus profond de moi-même", je veux bien y consentir si celà veut dire que l'homme est à l'origine de dieu est pas le contraire. En ce sens, je veux dire, que je suis plutôt d'accord avec la vision atomiste d'un Démocrite ou d'un Epicure et voit le monde (y compris l'Homme) comme un chaos d'atomes instaurés en cosmos ...ordre parfait des choses..., comme le monisme qui est une notion métaphysique très ancienne qui veut que le monde ne soit formé que d’une seule réalité ou substrat fondamental. Il s'oppose aux philosophies dualistes, qui séparent le monde matériel et le monde spirituel (l'au-delà).Depuis mis à jour par Nietzsche, ma pensée va que cet ordre n'est pas si parfait que ça. Aux vues de la théorie de l'évolution également, qui remet en place un désordre (chaos) dont la sélection naturelle serait l' arbitre... En résumé, il reste à comparer le "soi" de Nietzsche avec le "soi" Jung", ça pourrait donner des étincelles éclairantes sur notre joute d'alors...Stimulant tout çà...
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S
Dieu n'est pas un élément extérieur à toi-même, simpliste qui te regarde du haut pour contrôler tes actes (c'est primaire et plus d'actualité comme raisonnement). Il réside au plus profond de toi-même (telle notre nature profonde de Bouddha qui sommeille en chacun de nous).  Jung a appelé ceci le Soi : Intellectuellement, le Soi n'est rien plus qu'un concept psychologique, une construction mentale servant à exprimer une essence inconnaissable, que nous ne pouvons saisir  en tant que telle, puisque, par définition, elle dépasse nos capacités de compréhension. On pourrait très bien la nommer également le "Dieu en nous". Les origines de toute notre vie psychique semblent s'enraciner inextricablement dans ce point, et tous nos actes les plus élevés, les plus décisifs, semblent se diriger vers lui.Jung qualifie également le Soi comme étant à la fois unitempoel et unique, universel et éternel, ce qui exprime d'une part l'essence de l'homme et de l'autre, une image de Dieu, un symbole archétypal.Extrait de "CG Jung et la sagesse tibétaine" de Radmila Moacanin
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