Carrefour des pensées, rond point des spiritualités.

Publié le par Wil

Article inspiré par Sophie.

Le monde est un puzzle dont l'Histoire cache les pièces du passé... la vie, dans son présent, peut être ce jeu, d'ensembles les chercher.


Michel Onfray, à écouter plus dans ses conférences que dans ses apparitions télé (forcément incomplètes).
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Publié dans textes libres

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W
Plus le temps est libre, plus il s'échappe... j'ai bien pris connaissance joyeuse de tes réactions... j'y ferai écho dès que je trouve un peu de temps à moi... Merci en tout cas.
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S
Je vais reprendre la même méthodologie que toi pour te répondre (seulement je vais commencer par tes derniers commentaires):« Bon ben c'est pas tout ça, mais faut que je fasse mes devoirs... 2heures 27 de film ? Le temps est vraiment ce papillon pour lequel j'aimerais avoir une épuisette... »En ce qui me concerne, j’en ai du temps, même un peu trop, mais je sais que cela ne va pas durer, c’est la raison pour laquelle, je prends tout ce temps pour bien rechercher l’information et te répondre au mieux. Tu fais tes devoirs lol, je suis la maîtresse alors !!!!! Fais gaffe parce que si t’es pas sage, je vais t’en donner plus…[est ce à dire que le recul qu'on peut avoir sur sa culture est déjà une seconde culture ?]Je poserai plutôt, qu’est-ce qui fait que tu prends du recul sur ta culture ? Quels sont les éléments qui te permettent de prendre du recul sur ta propre culture ? Et la réponse répond normalement à ta question :-).[…Voie très intéressante pour cheminer vers une analyse déglobalisante revenant, à terme, à l'individu même, au cas par cas, au fait que chacun est, en premier lieu, sa propre culture... elle même nichée dans un cercle culturel plus grand lui même en interaction avec divers cercles culturels plus élargis...]Et là tu as tout saisi Wil :-) !!!, nous ne sommes plus une culture, mais une multitude de cultures qui tendent à se connecter de façon cohérente.J’en profite pour te mettre noir sur blanc un bout de mon cours de licence de psychologie interculturelle sur cette notion d’identité plurielle : On ne peut pas dire «  c’est un français, c’est un arabe, c’est un indiens « = réduction. Un individu ne se réduit pas à une culture ; Il doit se caractériser par le jeu dynamique du brassage culturelle.Actuellement, du fait de la pluralité de culture coexistante, la cohérence de l’identité est de plus en plus difficile à trouver. On trouve une proportion de personne ayant de forte interrogation culturelle.  Nous appartenons à plusieurs cultures, à une pluralité de culture. La souffrance identitaire repose sur cette multiplicité d’identité culturelle.On a une multiplicité de rôle. On est sollicité en permanence dont l’interconnexion devient de plus en plus fragile. Comment dans cette multiplicité, les individus vont constituer une certaine circulation entre des points qui sont centraux pour eux.  L’individu est multiple. C’est une sorte de circulation entre ces identités.Imagine plusieurs points qui constitue ton identité, qui peuvent être entre eux contradictoires. L’identité repose sur la connexion que tu fais entre ces points afin que cela constitue une cohérence dans ton esprit.Pour faire simple : l’identité est faite (selon CAMILLIERI):-    de l’axe ontologique : je suis sur d’être le même dans le temps et dans l’espace. C’est l’axe de la stabilité identitaire.-    De l’axe pragmatique : je me transforme sous l’effet de la pression, des gens que je rencontrent, du développement des technologies etc. C’est l’axe de la métamorphose identitaire.Pour avoir des amis de cultures différentes (éthiopiens) et les fréquenter depuis 5 ans, je peux te dire que certains éléments de mon identité ont changés : mon rapport au temps, mon rapport au collectivisme/individualisme, le respect des plus âgées, etc. Et ce qui est très intéressant, c’est que en fonction de où je me trouve, je vais actionner certains aspects de moi-même. Pour te donner un exemple simple : je sais qu’avec une amie française, je vais être à l’heure, je vais organiser et planifier une sortie avec elle alors qu’avec une amie éthiopienne, je vais pouvoir l’appeler au dernier moment et aller chez elle, puis on reçoit un coup de fil et on va à une soirée alors qu’à la base on devait se rejoindre avec d’autres potes.Il y a un maintien de la face (le fait de ne pas résoudre le conflit de manière franche (= dans société individualiste)) que tu vas retrouver dans les culture collectiviste et la façon de parler aux gens va être totalement différente, c’est implicite tout ça, faut un certain temps pour vraiment comprendre le fonctionnement.[…au risque de passer pour un acclamer binarisé...].Tu m’as fait rigoler sur ce coup là…[après quelques recherches sur le net à propos de vocabulaires énoncés dans ce paragraphe, me voici dans une impasse sémiologique. Pourrais tu me donner un exemple concret de cette visée car, relisant, plein de fatigue il est vrai, ce paragraphe, le rapport m'échappe encore...]Bon je vais reformuler ça plus clairement.La téléonomie historique est une vision ethnocentrique des autres pays et de leur développement. C’est croire et ce sous l’influence de la théorie de l’évolution de Darwin, que l’homme doit se développer comme l’a fait le monde occidentale : passer par les mêmes paliers, les mêmes étapes, et penser que c’est une position complètement stratégique alors que c’est complètement subjectifs, culturels. L’exemple-ci me parait clair : Comment un africain peut avoir un ordinateur alors qu’il n’a pas eu de révolution industrielle ? = vision ethnocentrique.Après je crois que j’ai trop mis d’élements de mon cours : quand je dis qu’il n’y a pas de séparation entre une observation et une intervention ; cela veut dire que du moment où tu entre dans une autre culture, le fait d’y rentrer tu es déjà impliqué, tu es dedans donc tu ne peux pas observer les choses de façon objective c’est pas possible.Bon j’espère que c’est plus clair…[sans doute, mais comme dit plus haut, ce brossage de l'histoire des spiritualités fait écho aux cours ou aux livres d'Onfray, et apparaît donc incomplet dans cette forme résumé de l'extrait... si ça t"interesse je t'envoie des cours audios...]Je connais pas ce monsieur, en fait je l’ai découvert en allant sur ton blog. Et écoute ça me dit bien de mieux connaître les enseignements d’Onfray..pour ce qui est de l’envoie des cours audios, je peux te filer mon mail ou si les fichiers sont trop gros, peut être msn par le biais des dossiers de partage ??..A voir..[la réciproque est à mon sens, évidente... ou quand le débat de raison touche à la passion !]Quelque soit l’aboutissement de ce dialogue, je tiens à te remercier Wil pour ton entrain à vouloir chercher…et tenter de poser les questions..(rare sont ceux qui prennent le temps de questionner) car qu’est-ce qui est le plus important, les questions ?... ou les réponses ?Et je te répondrai à ma manière avec ce refrain de « enjoy the ride » de morcheeba :But oh the road is long The stones that you are walking on Have gone With the moonlight to guide you Feel the joy of being alive The day that you stop running Is the day that you arrive And the night that you got locked in Was the time to decide Stop chasing shadows Just enjoy the ride
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W
Bon... on va faire comme à l'école parce que je commence, je l'avoue avec mes multiples occupations du moment, à éprouver de la frustration à ne pas pouvoir traiter de tout ce que notre correspondance soulève, comme je le voudrais... Et pour plus de clarté et d' exhaustivité, je reprendrai, à l'identique, ton propos et y ajouterai, ça et là, mes pensées, remarques ou question... en route :"Tout d’abord, je tiens vraiment à te remercier pour cet article. Je suis touchée par le fait que mes réflexions ont pu t’inspirer."[la réciproque est à mon sens, évidente... ou quand le débat de raison touche à la passion !]"Je voudrai reprendre certains éléments rapportés par ce Monsieur Michel Onfray, qui je t’avoue n’est pas la première personne a qui j’aurais pensé pour parler de la notion d’interculturalité (parce que c’est de ça qu’il parle, même s’il s’en rend pas trop compte…)"[j'ai fait cette découverte vivifiante des avis et conférences de Michel Onfray il y a environ un an et me suis, durant cette année donc, gavé des 6 années de cours de son université populaire philosophique (il y a plein d'autres séminaires et matières enseignées gratuitement) grâce à des fichiers audios trouvables sur France Culture ou sur http://michel-onfray.over-blog.com/. Evidemment, et toujours courant après le temps qui ne nous laisse guère d'avance à le battre à la course, j'ai mal digéré ces 6 années de cours en seulement un an et me suis particulièrement penché sur certaines plus que sur d'autres, seulement survolée d'oreilles. En l'occurence, cet extrait est tiré non pas d'un cours en soi mais de la session de débat suivant chacun des colloques. Voilà pourquoi, et je te l'accorde, Onfray survole, à sa manière poétique de lier différents concepts, le sujet qui nous occupe. Pourtant, connaissant un peu le personnage, je ne serai pas si sur qu'il ne soit pas familier d'une notion d'interculturalité, j'opterai plutôt pour dire qu'il a une approche "dispersée" de cette notion. Pédagogique comme Onfray sait l'être dans ses conférences, abordant un sujet par divers biais, hors vocable spécifique, par des mots et notions plus immédiatement reconnaissables par le plus grand nombre. Alors évidement ça donne une impression de raccourcis de pensée pour qui est familier au détail de ces notions...]" « On retrouve la question de la matière, de l’esprit, de l’âme…c’est l’idée indienne ». Certes les influences de notre spiritualité en occident qu’est le Christianisme viennent sans doute d’ailleurs mais de là à réduire la réflexion sur la matière et non matière et du lien entre les deux à une simple influence venue d’ailleurs, je trouve ceci un peu facile. Il me semble que les Hommes de toutes civilisations ne sont toujours interrogés sur cette question."[sans doute, mais comme dit plus haut, ce brossage de l'histoire des spiritualités fait écho aux cours ou aux livres d'Onfray, et apparaît donc incomplet dans cette forme résumé de l'extrait... si ça t"interesse je t'envoie des cours audios...]" « La façon de reproduire les vieux shémas, nous c’est la civilisation et les autres les barbares ». Il introduit un débat intéressant mais qu’il ne creuse pas assez."[idem que plus haut]"En fait cette phrase renvoie à la notion d’ethnocentrisme historique.Définition ethnocentrisme : phénomène par lequel les membres d’un groupe favorisent leurs semblables au sein d’un groupe d’appartenance, en leur manifestant à leurs égard des attitudes et des stéréotypes positifs, au détriment des individus qui appartiennent à des groupes de non-appartenance (SUHNER)."[tout à fait d'accord...]"Nous pouvons même dire qu’il s’agit de téléonomie historique : l'histoire est un développement qui va donner d'un état de sauvagerie à un état de civilisation."[j'avais rectifié de moi même donc je replace ici tes propos dans leur bon ordre]"C’est une visée salgitale de l’histoire qui part d’un point 0 à un point X qu’on est censé incarner. La différence culturelle est pensée dans une histoire culturelle, dans le temps. Un regard surplombant (amical, protecteur, dominateur). Idée d’un passage obligatoire par des états, étapes pour atteindre le développement ultime. (ex : Comment un africain peut avoir un ordinateur alors qu’il n’a pas eu de révolution industrielle ? = vision ethnocentrique). On pense dans cette théorie que la position surplombante n’est pas une position culturelle, c’est une position stratégique. Volonté totalitaire d’exhaustivité pour tout saisir de la culture de l’autre. Ceci est un fantasme. Il n’y a pas de séparation possible entre une observation et une intervention. SI j’observe je m’introduit donc je change les choses.[pour aller plus loin : «  la rencontre interculturelle de la télénomie historique à la télétopie culturelle in CL. Clanet « l’interculturel » in education et sciences humaines. PUM ]."[après quelques recherches sur le net à propos de vocabulaires énoncés dans ce paragraphe, me voici dans une impasse sémiologique. Pourrais tu me donner un exemple concret de cette visée car, relisant, plein de fatigue il est vrai, ce paragraphe, le rapport m'échappe encore...]"Autre élément auquel je souhaiterai émettre une remarque. Quand Michel Onfray dit « il y a un avantage d’être binational, l’enfant ayant deux parents, un père français et une mère japonaise, il saura parler les deux langues et jamais les enfants ne mélangent l’une avec l’autre… »[cette phrase m'a fait tiqué en effet... à cause de certains labsus linguaux chez des amis étrangers et leurs témoignages, parfois, de difficulté à joindre les deux ou trois cultures dont ils sont issus et/ou auquelles ils sont culturellement attachés]"Pour avoir des amis d’autres continents, étant trilingue, je peux te dire que dans une seule phrase tu peux trouver des mots en français, en anglais et en Amharique (langue éthiopienne)..Bon ceci étant donné qu’il ne s’agit juste d’expérience, je vais ajouter quelques éléments de la psychologie interculturelle afin de mieux étayer mes propos. Une personne ayant deux parents de culture différente n’est pas binational ou biculturelle mais il a ce qu’on appelle une culture tierce.  "[c'est un peu la définition que j'avais tiré de ces témoignages... bien nommée en effet par cette idée de "culture tierce"]" « La majorité des situations, et ceci n’est pas dû à leur interculturalisation, n’est pas biculturelle mais pluriculturelle. Par ailleurs il faut réaffirmer que le biculturalisme représente souvent un moyen commode mais parfaitement artificiel de binariser des problématiques à la complexité résistante que ce soit sous l’effet d’une inclinaison logique, structurale, dualiste ou de réduction politique majorité/minorité. A un individu bilingue qui affirmait « avoir deux cultures » et pouvoir par exemple passer alternativement d’une langue à l’autre il fut rétorqué qu’il devait bien exister un troisième lieu à partir duquel il était en train de rapporter le passage de l’un à l’autre : voilà l’interculturel."[alors là ça m'apparait limpide et j' applaudis des deux mains... au risque de passer pour un acclamer binarisé...] "Alors, pragmatiquement, lorsque la réalité impose de ne globalement tenir compte que de deux ensembles culturels, il semble indispensable, au sens d’un réflexe d’analyse, de considérer l’interculturation comme la naissance d’une troisième culture, au sens de tierce, à partir de laquelle tentent de se relire les prémisses de l’une et de l’autre." [extrait « Pour une nouvelle définition de l’interculturation » de Patrick Denoux]."[est ce à dire que le recul qu'on peut avoir sur sa culture est déjà une seconde culture ? Voie très intéressante pour cheminer vers une analyse déglobalisante revenant, à terme, à l'individu même, au cas par cas, au fait que chacun est, en premier lieu, sa propre culture... elle même nichée dans un cercle culturel plus grand lui même en interaction avec divers cercles culturels plus élargis...]Bon ben c'est pas tout ça, mais faut que je fasse mes devoirs... 2heures 27 de film ? Le temps est vraiment ce papillon pour lequel j'aimerais avoir une épuisette...
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S
Oups. Je viens de me relire...me suis trompé à la définition de la téléonomie historique : l'histoire est un développement qui va donner d'un état de sauvagerie à un état de civilisation.C'est mieux...
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S
Tout d’abord, je tiens vraiment à te remercier pour cet article. Je suis touchée par le fait que mes réflexions ont pu t’inspirer.Je voudrai reprendre certains éléments rapportés par ce Monsieur Michel Onfray, qui je t’avoue n’est pas la première personne a qui j’aurais pensé pour parler de la notion d’interculturalité (parce que c’est de ça qu’il parle, même s’il s’en rend pas trop compte…)« On retrouve la question de la matière, de l’esprit, de l’âme…c’est l’idée indienne ». Certes les influences de notre spiritualité en occident qu’est le Christianisme viennent sans doute d’ailleurs mais de là à réduire la réflexion sur la matière et non matière et du lien entre les deux à une simple influence venue d’ailleurs, je trouve ceci un peu facile. Il me semble que les Hommes de toutes civilisations ne sont toujours interrogés sur cette question.« La façon de reproduire les vieux shémas, nous c’est la civilisation et les autres les barbares ». Il introduit un débat intéressant mais qu’il ne creuse pas assez. En fait cette phrase renvoie à la notion d’ethnocentrisme historique.Définition ethnocentrisme : phénomène par lequel les membres d’un groupe favorisent leurs semblables au sein d’un groupe d’appartenance, en leur manifestant à leurs égard des attitudes et des stéréotypes positifs, au détriment des individus qui appartiennent à des groupes de non-appartenance (SUHNER).Nous pouvons même dire qu’il s’agit de téléonomie historique : l’histoire est un développement qui va donner d’un état de sauvagerie à un état de sauvagerie. C’est une visée salgitale de l’histoire qui part d’un point 0 à un point X qu’on est censé incarner. La différence culturelle est pensée dans une histoire culturelle, dans le temps. Un regard surplombant (amical, protecteur, dominateur). Idée d’un passage obligatoire par des états, étapes pour atteindre le développement ultime. (ex : Comment un africain peut avoir un ordinateur alors qu’il n’a pas eu de révolution industrielle ? = vision ethnocentrique). On pense dans cette théorie que la position surplombante n’est pas une position culturelle, c’est une position stratégique. Volonté totalitaire d’exhaustivité pour tout saisir de la culture de l’autre. Ceci est un fantasme. Il n’y a pas de séparation possible entre une observation et une intervention. SI j’observe je m’introduit donc je change les choses. [pour aller plus loin : «  la rencontre interculturelle de la télénomie historique à la télétopie culturelle in CL. Clanet « l’interculturel » in education et sciences humaines. PUM ].Autre élément auquel je souhaiterai émettre une remarque. Quand Michel Onfray dit « il y a un avantage d’être binational, l’enfant ayant deux parents, un père français et une mère japonaise, il saura parler les deux langues et jamais les enfants ne mélangent l’une avec l’autre… »Pour avoir des amis d’autres continents, étant trilingue, je peux te dire que dans une seule phrase tu peux trouver des mots en français, en anglais et en Amharique (langue éthiopienne)..Bon ceci étant donné qu’il ne s’agit juste d’expérience, je vais ajouter quelques éléments de la psychologie interculturelle afin de mieux étayer mes propos.Une personne ayant deux parents de culture différente n’est pas binational ou biculturelle mais il a ce qu’on appelle une culture tierce.  « La majorité des situations, et ceci n’est pas dû à leur interculturalisation, n’est pas biculturelle mais pluriculturelle. Par ailleurs il faut réaffirmer que le biculturalisme représente souvent un moyen commode mais parfaitement artificiel de binariser des problématiques à la complexité résistante que ce soit sous l’effet d’une inclinaison logique, structurale, dualiste ou de réduction politique majorité/minorité. A un individu bilingue qui affirmait « avoir deux cultures » et pouvoir par exemple passer alternativement d’une langue à l’autre il fut rétorqué qu’il devait bien exister un troisième lieu à partir duquel il était en train de rapporter le passage de l’un à l’autre : voilà l’interculturel.Alors, pragmatiquement, lorsque la réalité impose de ne globalement tenir compte que de deux ensembles culturels, il semble indispensable, au sens d’un réflexe d’analyse, de considérer l’interculturation comme la naissance d’une troisième culture, au sens de tierce, à partir de laquelle tentent de se relire les prémisses de l’une et de l’autre."[extrait « Pour une nouvelle définition de l’interculturation » de Patrick Denoux].
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