What the bleep... empty may be the key.

Publié le par Wil




Sophie again (my mind is burning).


 

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Publié dans extraits

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S
Je ne connaissais pas le film "The Fontain"..je viens de regarder rapidement la bande annonce et ce film a l'air magnifique..je vais tenter de me le procurer..merci pour l'info.."...il serait intéressant de creuser les diverses théories d'apparition d'une conscience humaine et de son état de subjectivité pouvant être à l'origine de cette séparation virtuelle (parce que issue de la pensée enfermée dans une identité subjective) homme / nature, là où il est partie constituante d'elle, comme l'enfant de la mère."La naissance de la conscience humaine..Quand apparaît-elle? Pour les Bouddhistes, la conscience comme je te l'ai dit précédemment n'a ni début, ni fin...et c'est l'ignorance qui nous emprisonne dans le cycle des existences, le samara. Le tout est d'arriver à briser les 12 liens d'interdépendance (je ne rentrerai pas dans le vif du sujet car ça risque d'être - encore - long.).Pour rebondir sur ce que tu mentionnes, je dirai que l'être humain est fondamentalement et potentiellement un être social. Sa conscience se forme dans l'introspection mais également dans sa rencontre avec l'Autre. Cette double dynamique lui permet de vivre pleinement son humanité. Que serions nous si nous ne pouvons grandir sans l'aide des autres, comment nous différencierons nous des animaux?Comment ferions nous si nous ne pouvons nous comparer à autrui, comment arriverions nous à faire la part des choses, à concevoir le bien ou le mal, sans pour autant cliver la dynamique de la vie?Tu introduis de nouveau Darwin et sa théorie de l'évolution..j'ai retrouvé mon livre en question et vais t'émettre une vision nouvelle, plus coopérative de l'évolution.."Ainsi vers 1950 - 1960, la nouvelle synthèse entre sélection naturelle et génétique paraissait être la réponse à toutes les questions, et il semblait n'y avoir aucun nuage à l'horizon, excepté de menus détails. Néanmoins, très vite, les problèmes sont arrivés, et je crois qu'il faut reconnaître honnètement que, dans les années 80, la théories de l'évolution plonge dans le trouble et le désarroi. Les questions sont nombreuses, et les débats passionnés. Il n'y a certainement plus, comme il y a vingt ans, le sentiment que la biologie évolutionniste est une science unifiée. J'aimerais exposer certains objectfions au néo-darwinisme, qui semblet fondamentales.L'une des objections les plus simples que je conaisse vous intéressera tout particulièrement, car elle est liée au thème de la compassion. Comme la sélection naturelle est fondée sur une variation héréditaire, il ne peut y avoir de sélection qu'individuelle, c'est-à-dire que seul un individu peut accroître ses chances de laisser davantage de descendants. Cela, c'est très clair. Or, quand les biologistes regardent la nature, ils observent tout aussi nettement que les animaux non seulement prennent soin de leur propre progéniture, mais que le souci qu'ils ont des autres va bien au-delà.  C'est ce que les biologistes appellent l'altruisme, soit la fait d'oeuvrer au bénéfice du groupe. Par exemple, au pôle Sud, où il n'y a guère que de la glace, il y a des pingoins. Pour avoir suffisamment de nourriture, ils sont obligés de sortir et de pêcher toute la journée. Mais alors, comment vont-ils faire pour surveiller leurs oeufs? Ils ont trouvé la solution en créant des crèches. Quelques oiseaux demeurent sur place afin de surveiller les oeufs et les petits de l'ensemble du groupe et, quand la pêche est finie, tout le monde s'occupe des rejetons.On a d'autres cas analogues, si bien que, vers 1960, une controverses a élcaté en biologie. A juste titre, d'aucuns se sont demandé comment on pourrait expliquer ce comportement altruiste. Il semblait en totale contradiction avec la sélection naturelle. Par exemple, si une horde de loups est attaquée, un ou deux animaux restent en arrière, quitte à se faire tuer pour sauver les autres. Du point de vue de la sélection naturelle, c'est incompréhensible en vertu d'une logique très simple. Si j'ai tendance à petre bon envers les autres et que je me laisse tuer, comment c epenchant va-t-il être transmis à la génération suivante? Cela n'a aucun sens. C'est ainsi - et c'est assez intéressant - que l'amour et la bonté, lorsqu'ils ne s'adressent pas aux seuls descendants, sont à l'origine d'un vaste débat en biologie de l'évolution. Et il est clair que la sélection naturelle ne peut pas, à elle seule, rendre entièrement compte de l'évolution.Les scientifiques ont tenté de résoudre la difficulté en considérant que la sélection naturelle agissait non seulement au niveau de l'individu, mais également du groupe; Cela signifie que, si je suis bon pour mon voisin, à long terme, il le sera aussi pour moi. Dans cette logique, il est probable que mes gènes seront transmis sinon par moi, du moins, peut être, par quelqu'un d'autre de mon groupe. On a ainsi un schéma qui distribue la responsabilité du matériau héréditaire individuel à l'ensemble de la population, afin que désormais, la sélection puisse se faire au niveau de tout le groupe."Autre élément qui m'a fort étonné la première fois que je l'ai lu :"Il est utile de réfléchir à l'information que peut nous apporter l'évolution sur la coopération et de reconnaître combien insister exagérament sur la compétition peut dévoyer nos hypothèses. Voici mon exemple préféré : le lupin, une fleur sauvage bleue, commune dans les prairies alpines, se trouve souvent en montagne en des lieux où ne pousse quasiment aucune autre fleur; Au nom d'un préjugé inconscient, certains botanistes ont supposé que l'existence isolée de cette fleur était due à son comportement, voisin de celui d'un loup solitaire" - d'où son nom de "lupin", lié à "loup". On soupçonna les lupins d'éloigner les autres plantes en s'appropriant la nourriture. Par la suite, on a découvert que les lupins ont développé un avantage sélectif an acquérant la capacité de survivre dans des régions pauvres en minéraux. Une fois disparus, les lupins laissent derrière eux un résidu de concentrés minéraux qui permettent à d'autres plantes moins bien adaptées de pousser. La "calomnie" dont les lupins sont victimes est d'autant plus inadéquate que l'on a reconnu - tardivement - que le loup est beaucoup coopératif que combatif par rapport à son environnement. C'est là un exemple de double prévention injustifiée concernant l'équilibre dans l'évolution existant entre coopération et conflit".Je viens de trouver un autre passage qui va tout à fait dans le sens que l'extrait que tu as mentionné en dernier d'Albert Jacquart ;"Dans l'utérus, le cerveau est ce qui croît le plus et le plus rapidement. Il représente le plus grand obstacle à franchir pour une naissance sans risque. Après la naissance, il double de volume en six mois, et double une fois encore jusqu'aux envirion de quatre ans. Ces processus - évolution et développement - constituent notre plus grand héritage humain? Peut-être sont-ils les phénomènes les plus remarquables de l'histoire de la vie sur terre."[tous ces extraits proviennent du livre Passerelles. Entretiens avec le Dalai-Lama sur les sciences de l'esprit].Quelque chose me dit que nous tendons vers le même point..
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W
Avant propos viteuf... pour clore la "trilogie" Aronofsky (même s'il sa filmographie ne se résume pas à ces trois là), j'imagine que tu as vu et apprécié "The Fountain" qui ne peut, je crois, pas plus traité de tout ce dont nous parlons à cette heure du monde... (B.O. signée Clint Mansell interprétée par le Kronos Quartet, donc absolument sculptée pour des oreilles sensibles)...    Heureux de provoquer des sourires... heureux aussi de commencer à cerner ton propos et d'y voir des interactions avec quelques unes de mes lectures (à des niveaux métaphoriques surtout mais au delà de la différence des vocabulaires, les images conceptuelles émergent). Je reviendrai sur ceci:...il serait intéressant de creuser les diverses théories d'apparition d'une conscience humaine et de son état de subjectivité pouvant être à l'origine de cette séparation virtuelle (parce que issue de la pensée enfermée dans une identité subjective) homme / nature, là où il est partie constituante d'elle, comme l'enfant de la mère.Exemples des divers aspects de cette question : « La découverte de l’écriture est pour moi le critère qui permet de dater l’éclosion d’une conscience responsable. Cette découverte représente un pas décisif dans l’évolution de la conscience humaine. Elle indique la naissance d’une conscience réflexive, et non simplement de la conscience. Il nous faut renoncer à connaître les circonstances de cette découverte. Elle relève de la volonté divine. Mais ce que nous pouvons dire, c’est que la naissance de l’écriture marque aussi la naissance d’une conscience réflexive. Et nulle autre forme de conscience ne peut être qualifiée d’humaine. » C.G. Jung "Sur l’Interprétation des rêves"."L'évolution humaine est le résultat de la conjonction de deux processus. De longues périodes d'évolutions très lentes, adaptatives au milieu selon la théorie darwinienne de la sélection naturelle, et des phases rapides de rupture, non adaptatives, pendant lesquelles des changements radicaux s'opèrent pour créer une nouvelle espèce. L'évolution du cerveau au cours de sa longue histoire n'est pas qualitative. Nos plus lointains ancêtres possédaient déjà tout le bagage nécessaire à la formation de ce qui deviendra l'homo sapiens. Au contraire, cette évolution est quantitative : elle résulte essentiellement de l'augmentation de la taille du cerveau et de ses différentes parties ainsi que de leur réorganisation. La conscience et plus particulièrement la conscience de soi est certainement ce qui fait la principale spécificité de l'homme. Aucune science ne peut expliquer son apparition et son fonctionnement. On sait seulement qu'elle agit concrètement sur les mécanismes du cerveau par des processus physiques très fins. Pour expliquer le miracle de son existence, on ne peut recourir qu'à l'immatériel et donc à l'idée de création divine." John Carew Eccles. "Evolution du cerveau et création de la conscience" (idées clés du livre)"Le cerveau est une mécanique complexe. Les différentes structures élémentaires du cerveau peuvent être analysées comme serait démontée une machine. Cependant, il ne peut pas être comparé à un ordinateur tant son organisation intime ainsi que ses modalités de fonctionnement sont complexes. En outre, il est capable de s'auto-organiser et de s'autoprogrammer ! Toute activité mentale nécessite un substrat organique. Pour le neurobiologiste, la pensée est le résultat d'interactions entre neurones où l'influx nerveux emprunte un chemin qui serait idéalement objectivable. Mais les connaissances scientifiques visant à argumenter cette thèse sont encore fragmentaires. Le cerveau s'adapte à son environnement. L'enfant a la capacité d'inscrire à l'intérieur même de ses réseaux neuronaux, les acquis conceptuels de son milieu social. Ceci signifie que les gènes ne sont pas les seuls à modeler le cerveau, mais signifie aussi que le cerveau ainsi constitué conditionne notre représentation du monde..." Jean Pierre Changeux "L'homme neuronal" (idées clés du livre)."Le trajet d'une vie est l' entrelacement de multiples parcours. Plusieurs personnages évoluent en se heurtant, se provoquant, se complétant; ils coopèrent pour construire une personne indéfinissable qui manifeste son existence à chaque fois qu'elle ose dire "je". A cours de cette construction chacun de ses personnages trace son chemin, mais ils sont constamment dépendants les uns des autres, ce qui permet à la personne qu'ils deviennent d'être à la fois multiple et unitaire, semblable à ces particules quantiques qui, sans se dédoubler, traversent simultanément les deux fentes d'un écran. [...] Qu'a donc de particulier le parcours de l'évolution qui a conduit à notre espèce ? [...] Impressionnant est le constat du contenu de notre système nerveux central. Comparé à celui de nos cousins les plus proches, les chimpanzés, notre cerveau est effectivement beaucoup mieux nanti. Le nombres de ces cellules, les neurones, est de l'ordre de cent milliards, c'est à dire quinze ou vingt fois plus que chez les chimpanzés. Cependant, cette richesse, qui peut justifier notre enthousiasme, a initialement été un handicap, car elle s'accompagne d'une incohérence de la nature : le crâne du bébé prêt à naître est volumineux, mais le bassin de la mère, par où il doit sortir, est étroit. Le passage serait impossible si la naissance ne se produisait pas prématurément. Le cerveau est alors très incomplet, les cellules sont en place mais seule une faible parties des connexion le sont; sa construction doit être poursuivi après la naissance, beaucoup plus longtemps chez Homo que chez les primates. [...] A cause de cette limitation de son développement prénatal, imposée par les dimensions de sa mère, le bébé humain ne dispose à la naissance que de capacités très médiocres pour lutter contre un environnement souvent hostile; sa fragilité diminue considérablement ses chances de survie. [...] L'obligation de sortir du ventre maternel dans ces état excessivement précoce aurait pu entraîner la fin de notre espèce..." Albert Jacquard - "Mon Utopie".... wait and see.
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S
J’avais le sourire sur le visage que je n’arrivais plus à décrocher quand j’ai vu ton article et le «Sophie spécial dédicace». Surtout que ça traite de la physique QUantique..Ca m’a touché droit au cœur. Franchement, Wil tu déboites.A la physique quantique…quel mystère…quelle énigme fascinante…qu’est la vie…Bon t’es prêt à avoir les neurones qui fusent ??c’est parti…Alors pourquoi la physique quantique ?Et bien voilà : Bouddha (encore !!!!) dans ses enseignements sur la vacuité à décrit la réalité afin que chaque être puisse étudier, se libérer, ne plus souffrir, et sortir de ce samsara de mes fesses.Samsara : terme sanskrit signifiant « ensemble de ce qui circule », d'où « transmigration » ; en tibétain khor ba, ou Khorwa) est le cycle des existences conditionnées, c'est-à-dire les états de l'existence sous l'emprise de la souffrance, de l'impermanence et de l'ignorance. Ces états sont conditionnés par le karma. (Source : wikipédia).Il existe deux types de réalité : -    la réalité conventionnelle ou réalité nominale-    la réalité absolueLa réalité conventionnelle : le fait que tous les phénomènes que tu vois (les objects qui nous entourent mais aussi les événements et les personnes) n’ont pas d’existence propre et sont le résultat d’un ensemble de causes et de conditions. Le principe est qu’une chose ne peut se suffire à elle-même. Nous vivons dans la réalité conventionnelle : nous avons un nom (la désignation) : Sophie, nous avons un corps (la base de désignation), nous avons l’impression que nous existons de façon permanente mais ceci est une erreur. Nous avons l’impression que la table sur laquelle on mange tout le temps est permanente, est une entité propre..or lorsqu’on descend à l’échelle nano (0.0000000001), on voit l’interaction de plusieurs électrons entre eux. Et la table est à chaque seconde en train de se transformer.  Cela n’implique pas non plus que l’objet n’existe pas mais ce que nous percevons du monde est dénué d’existence propre.Si on descend encore plus bas  au des niveau des Quark, on remarque qu’il s’agit d’énergie… « c’est vide mais c’est un vide pas tout à fait vide » pour reprendre la phrase du Monsieur le philosophe physicien.Et c’est la que nous entrons dans la réalité absolue : tout est vacuité, tout est vide d’existence propre. Derrière chaque phénomène il y a la vacuité.Je citerai un extrait du Soutra du Cœur, texte sacré Bouddhiste qui est la clef pour se libérer du samsara.  « La forme est vide. La vacuité est la forme. La vacuité n’est pas autre que la forme et la forme n’est pas autre que la vacuité. De même, la sensation, l’identification, les facteurs composés et la conscience sont-ils vides. »En fait pour faire simple : la physique classique est l’analyse des phénomènes à l’échelle macro (tel que la gravité) et la physique quantique c’est l’analyse des phénomènes à l’échelle nano (électromagnétisme = enfin je suis plus très sur, faut que je relire mes cours là).On peut dire que la réalité conventionnelle c’est la physique classique et la réalité absolue c’est la physique quantique.Autre chose que la physique quantique à montrer : que tout n’est que interrelation et interdépendance entre différents atome.Le Bouddhisme nous informe que nous voyons les choses de façon duelle. Nous avons l’impression que il y a une séparation entre soi et les autres. Alors qu’on est tous interdépendants. Premier argument : si nous allons voir à l’échelle des atomes, nous sommes tous composés de la même chose et donc pas de différence entre soi et les autres mais aussi entre soi et les objets. Deuxième argument : si tu observes bien ta vie, tu as tout le temps besoin des autres : tu vas réparer ta voiture : tu as besoin du garagiste qui lui a besoin d’un fournisseur qui lui a besoin d’usine qui elle a besoins de main d’œuvre pour faire les pièces, ensuite il faut aller chercher les métaux dans la nature, il faut donc des personnes pour ça…donc l’autonomie absolu n’existe pas..Et même si tu veux faire l’ours polaire en vivant tout seul sur ta banquise, tu auras besoin de vêtements pour avoir chaud et de nourriture pour survivre et peut etre d’un igloo..même si peu d’Hommes vont venir contribuer à ta situation, la nature elle y contribuera..Nous sommes amenés à être plus reconnaissant vis-à-vis de tous ces êtres humains qui contribuent à notre bonheur quelque part.. Nous sommes interdépendants entre nous. Nous avons besoin des autres…Egalement, la physique quantique nous montre qu'au niveau atomique c’est complètement anarchique : il n’y a plus de notion de temps, de avant d’après, d’au-dessus, d’en dessous, de haut et de bas…et  quand tu lis les textes sur la vacuité c’est ça…Y’a encore pas mal d’éléments du Bouddhisme qui correspondent à ce que la physique quantique a montrer mais je crois que je vais m’arrêter là (c'est mon cerveau cette fois qui fume...), l’essentiel y est !Y’a un film d’ailleurs qui traite du lien entre les science et le mystère de la vie…c’est un mathématicien qui cherche une formule mathématique qui pourrait élucider le mystère du monde.  Ce film, c’est PI, dont le réalisateur est Darren Aronofsky (même réalisateur que Requiem for a dream)..Je t’invite à regarder ce film qui est trèèèèèès intéressant…en plus la B.O est vraiment bien et je vois que t’a l’air d’apprécier la musique…Sur ce, je te souhaite de faire de beaux rêves (les neurosciences ont montré que les personnes qui sont dans un processus d’apprentissage rêvaient beaucoup plus que la normal car le rêve a cette fonction de consolider les connaissances !!).
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