Cycle "La vie ici"... "Le sac poubelle noir plutôt que transparent."
Ayant quitter la vie agitée de Toulouse pour un retour aux sources, bien que je ne m'y sois jamais vraiment abreuvé, j'ai commencé, de façon éparses, à écrire de petites nouvelles journalières de ressentis, d'anecdotes ou de chroniques légèrement résumées ou romancées, du moins dans le style... En voici un extrait, toute réaction est bienvenue :
Le sac poubelle noir plutôt que transparent.
« C’est mieux les noirs » dit elle timidement, « on ne voit pas au travers, c’est plus discret » ajouta t elle encore plus bas, presque coupable… Je ne voyais que de très loin cette raison sournoise qui consistait, dans l’esprit de ma mère, à ne pas divulguer ses ordures au premier venu, au simple piéton comme à l’éboueur zélé ou pire, au maniaque patenté projetant dans l’ombre de son vice, d’échantillonner puis de répertorier minutieusement ce qui nous est le plus proche finalement et dont on veut se débarrasser définitivement… J’esquissais un sourire un poil moqueur, l’esquissais seulement car je visualisais en cet instant l’espace, vide d’on ne sait quoi, que creuse les générations, celui dont on n’explore les recoins, bien malgré nous, que l’hors de conflits et brouilles quotidiennes si épuisantes spirituellement parlant. Et bien je vivais chez elle, à 25 ans j’étais revenu chez elle, chez eux, mes parents dévoués. Même si je n’étais pas « d’accord », je comprenais, c’est tout…
Je comprenais souvent d’ailleurs et pas seulement avec ma mère… j’apprenais à comprendre sans attendre, du moins, que le monde se changea en mes désirs plus ou moins avoués. Je comprenais que Claire, qui fut mon alter ego à une période si trouble de ma vie, n’agisse plus en tant que tel, je appréhendais mieux la façon qu’avait Bruno de ce brûler les ailes… sans doute que mes avis sur tout, sur tout le monde et sur ce monde n’avaient été et se seraient jamais assez définitifs pour mériter que je les expose sans y mettre quelques formes diplomatiques que la colère, la fatigue et quelques autres me privaient d’user. En apprenant à comprendre j’apprenais la patiente… Cette chose bizarre qu’est la patiente, est selon moi parmi les plus impalpables concepts que l’homme ait créé ou expérimenté. Pas pour ce qu’elle représente, somme toute une sagesse provisoire face à l'expectative naturelle humaine… non elle me dérangeait, la patiente, dans son accomplissement car elle ne pouvait que rarement et de moins en moins en évoluant, en vieillissant, se suffire à elle-même puisqu’elle pouvait se traduire chez cette même nature humaine, par d’innombrables cul de sac tels que la déception, la frustration ou le pire de tous, l’oubli… toutes ses choses qui terminent l’objet de patiente comme on achève un cheval en pleine forme… la patiente s’apprend en la pratiquant, c’était désormais un peu plus clair… on s’y habitue comme d’un poids auquel le corps s’adapte en gonflant se musculature, je pensais à Patrice et sa théorie des pierres que nous sommes et que taille la vie… je m’en contentais du reste, au nom de la sagesse que je visais en résolution de ces 25 ans… 25 ans et de nouveau chez mes parents, 25 ans et encore chez mes parents.
Le sac poubelle noir plutôt que transparent.
« C’est mieux les noirs » dit elle timidement, « on ne voit pas au travers, c’est plus discret » ajouta t elle encore plus bas, presque coupable… Je ne voyais que de très loin cette raison sournoise qui consistait, dans l’esprit de ma mère, à ne pas divulguer ses ordures au premier venu, au simple piéton comme à l’éboueur zélé ou pire, au maniaque patenté projetant dans l’ombre de son vice, d’échantillonner puis de répertorier minutieusement ce qui nous est le plus proche finalement et dont on veut se débarrasser définitivement… J’esquissais un sourire un poil moqueur, l’esquissais seulement car je visualisais en cet instant l’espace, vide d’on ne sait quoi, que creuse les générations, celui dont on n’explore les recoins, bien malgré nous, que l’hors de conflits et brouilles quotidiennes si épuisantes spirituellement parlant. Et bien je vivais chez elle, à 25 ans j’étais revenu chez elle, chez eux, mes parents dévoués. Même si je n’étais pas « d’accord », je comprenais, c’est tout…
Je comprenais souvent d’ailleurs et pas seulement avec ma mère… j’apprenais à comprendre sans attendre, du moins, que le monde se changea en mes désirs plus ou moins avoués. Je comprenais que Claire, qui fut mon alter ego à une période si trouble de ma vie, n’agisse plus en tant que tel, je appréhendais mieux la façon qu’avait Bruno de ce brûler les ailes… sans doute que mes avis sur tout, sur tout le monde et sur ce monde n’avaient été et se seraient jamais assez définitifs pour mériter que je les expose sans y mettre quelques formes diplomatiques que la colère, la fatigue et quelques autres me privaient d’user. En apprenant à comprendre j’apprenais la patiente… Cette chose bizarre qu’est la patiente, est selon moi parmi les plus impalpables concepts que l’homme ait créé ou expérimenté. Pas pour ce qu’elle représente, somme toute une sagesse provisoire face à l'expectative naturelle humaine… non elle me dérangeait, la patiente, dans son accomplissement car elle ne pouvait que rarement et de moins en moins en évoluant, en vieillissant, se suffire à elle-même puisqu’elle pouvait se traduire chez cette même nature humaine, par d’innombrables cul de sac tels que la déception, la frustration ou le pire de tous, l’oubli… toutes ses choses qui terminent l’objet de patiente comme on achève un cheval en pleine forme… la patiente s’apprend en la pratiquant, c’était désormais un peu plus clair… on s’y habitue comme d’un poids auquel le corps s’adapte en gonflant se musculature, je pensais à Patrice et sa théorie des pierres que nous sommes et que taille la vie… je m’en contentais du reste, au nom de la sagesse que je visais en résolution de ces 25 ans… 25 ans et de nouveau chez mes parents, 25 ans et encore chez mes parents.
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