Clinte qui ?
Les westerns c’est un peu comme les péplums… c’est du cinéma, jusque là, le canard a toute ses pattes. Photographie soignée pour carte postale désertique à la morale un poil archaïque, dépeignant une justice sinon aveugle, souvent expéditive à la gloire d’un héro sans nom, portant sur ses épaules anonymes donc, une souffrance tranquille jamais complètement vengée… compte épique et sanglant sans être gore, accumulant aussi bien cadavres que marques de charisme parfois discutable aux dialogues peu nombreux mais souvent savoureux… musique grandiloquente pour le moins dédiée dans un voyage hors temps, hors normes. Mais quand un western contourne les clichés tout en en conservant les valeurs ça peut être très récréatif voire mettre une petite claque cinématographique. Loin d’être parole d’évangile ni même d’initié, je me propose de vous conseiller à la vision de la première réalisation (derrière la caméra donc) d’un pontife du genre, le bien nommé Clint Eastwood. « L’homme des hautes plaines », s’il se veut plus contemplatif qu’enragé, représente par sa particularité scénaristique, une bonne surprise… L’oeuvre semble maîtrisée car, même si elle reste une histoire de vengeance somme toute « ordinaire », elle n’exacerbe que peu une violence « gratuite » que certains pourraient avoir en grippe. Un spectacle oui mais pas seulement…