Et Dieu créa l'encre et la fit couler...

Publié le par Wil

"Si les Dieux voulaient exaucer les voeux des mortels, il y a longtemps que la terre serait déserte, car les hommes demandent beaucoup de choses nuisibles au genre humain."

"Le mal existe, donc de deux choses l'une, ou Dieu le sait ou il l'ignore.
Dieu sait que le mal existe, il peut donc le supprimer mais il ne veut pas… un tel Dieu serait cruel et pervers, donc inadmissible.
Dieu sait que le mal existe, il veut le supprimer mais il ne peut le faire … un tel Dieu serait impuissant, donc inadmissible.
Dieu ne sait pas que le mal existe… un tel Dieu serait aveugle et ignorant, donc inadmissible."

Epicure. (Épicure, né à Athènes fin -342 ou début -341, et mort en -270, est un philosophe grec. Il est le fondateur, en 301 av. J.-C., de l'épicurisme, l'une des plus importantes écoles philosophiques de l'Antiquité.)




"Dieu peut aussi peu se passer de nous que nous de lui, car serait-ce que nous puissions nous détourner de Dieu, Dieu pourtant ne pourrait jamais se détourner de nous."

Maître Eckhart. (Maître Eckhart, né Eckhart von Hochheim en 1260 et mort en 1327, est un dominicain, le premier des mystiques rhénans.)




"Les hommes ont fabriqué Dieu, sans se rendre compte que la religion n'était qu'une pièce de leur propre invention propre à lier leur société."

Montaigne. (Michel Eyquem de Montaigne, né le 28 février 1533, au château de Montaigne à Saint-Michel-de-Montaigne, Dordogne et mort le 13 septembre 1592 dans ce même château, est un philosophe sceptique, un moraliste et un homme politique français.)




"Ce n'est pas Dieu qui a créé l'homme, mais l'homme qui a créé Dieu."

Voltaire. (François Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris où il meurt le 30 mai 1778, est un écrivain et philosophe français.)




"Quel est donc ce Dieu ? Un Dieu plein de bonté... Un Dieu plein de bonté trouverait-il du plaisir à se baigner dans les larmes ?"

Denis Diderot. (Denis Diderot, né le 5 octobre 1713 à Langres et mort le 31 juillet 1784 à Paris, est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français.)





"Un Dieu qui nous est absolument incompréhensible est un Dieu qui n'existe pas pour nous."

Victor Cousin. (Victor Cousin, né à Paris le 28 novembre 1792 et mort à Cannes le 14 janvier 1867, est un philosophe et homme politique français.)




"Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consolerons-nous, nous, meurtriers entre les meurtriers ! Ce que le monde a possédé de plus sacré et de plus puissant jusqu'à ce jour a saigné sous notre couteau; qui nous nettoiera de ce sang ? Quelle eau pourrait nous en laver? Quelles expiations, quel jeu sacré seront nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte est trop grande pour nous. Ne faut-il pas devenir Dieu nous-mêmes pour, simplement, avoir l'air dignes d'elle ? Il n'y a jamais eu d'action plus grandiose, et, quels qu'ils soient, ceux qui pourraient naître après nous appartiendront, à cause d'elle, à une histoire plus haute, que jusqu'ici, ne fut aucune histoire !"

"Après la mort de Bouddha, l'on montra encore pendant des siècles son ombre dans une caverne, - une ombre énorme et épouvantable. Dieu est mort : mais, à la façon dont sont faits les hommes, il y aura peut-être encore pendant des milliers d'années des cavernes où l'on montrera son ombre. - Et nous - il nous faut encore vaincre son ombre!"


Friedrich Nietzsche. (Friedrich Wilhelm Nietzsche, né le 15 octobre 1844 à Röcken, Prusse et mort le 25 août 1900 à Weimar, Allemagne, est un philosophe et un philologue prussien.)




"Trop longtemps, le contrat social s'est inspiré d'un Dieu sans justice ; il est temps qu'il s'inspire d'une justice sans Dieu."

Sébastien Faure. (Sébastien Faure, né le 6 janvier 1858 à Saint-Étienne et mort le 14 juillet 1942 à Royan, était un anarchiste français .)




"Attendre Dieu, c'est ne comprendre pas que tu le possèdes déjà."

André Gide. (André Gide, né le 22 novembre 1869 à Paris où il est mort le 19 février 1951, est un écrivain français.)




"Dieu personnel, dieu grégaire, dieu de ceux qui croient, Existe donc afin que je puisse te haïr !"

Fernando Pessoa. (Fernando António Nogueira Pessoa, né le 13 juin 1888 à Lisbonne, ville où il meurt le 30 novembre 1935, est un écrivain et un poète portugais.)




"L'absence c'est Dieu. Dieu, c'est la solitude des hommes."

"Dieu est mort, mais l'homme n'est pas, pour autant, devenu athée. Ce silence du transcendant, joint à la permanence du besoin religieux chez l'homme moderne, voilà la grande affaire aujourd'hui comme hier."

Jean-Paul Sartre. (Jean-Paul Charles Aymard Sartre, né le 21 juin 1905 à Paris où il meurt le 15 avril 1980, est un philosophe et écrivain français.)




"Le péché c'est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l'aide divine. C'est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l'on peut accéder au salut par soi-même."


Abbé Pierre. (Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon et mort le 22 janvier 2007 à Paris, est un prêtre catholique français, résistant puis député, fondateur du Mouvement Emmaüs.)




"Mon père était blanc, ma mère était noire, et moi j'ai atterrit au milieu. De sorte que, tu vois, je ne suis rien. Tout ce que je suis me vient de Dieu. "

Bob Marley. (Nesta Robert Marley, dit Bob Marley, né à Nine Miles, paroisse de Saint Ann (Jamaïque) le 6 février 1945 et décédé d'un cancer à Miami (Floride, États-Unis) le 11 mai 1981, est un auteur-compositeur-interprète jamaïcain.)



... à suivre tant que Dieu nous laisse l'éternité de son absence pour y réfléchir...
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S
[...] Le problème de la religion n'est pas aussi simple que vous le pensez: il ne s'agit absolument pas de conviction intellectuelle ni de philosophie, et pas même de foi; ce qui compte c'est bien plutôt l'expérience intérieure. C'est là, je le concède, une conception totalement ignorée des théologiens, bien qu'ils en parlent beaucoup, beaucoup. Paul, par exemple, n'a pas été converti au christianisme par un effort intellectuel ou philosophique, ni par la foi, mais par la puissance de son expérience intérieure immédiate. C'est sur elle que reposait sa foi, mais notre théologie moderne tourne la chose à l'envers et pense que nous devrions d'abord croire pour avoir ensuite une expérience intérieure ; or cette inversion pousse carrément les gens dans un rationalisme erroné qui va jusqu'à rendre l'expérience intérieure impossible. Il est simplement naturel d'identifier la divinité à l'énergie cosmique, grandeur impersonnelle qui relève quasiment de la physique et à qui l'on ne peut pas adresser de prières. Mais l'expérience intérieure, c'est tout autre chose; elle montre qu'il existe des forces de nature personnelle avec lesquelles un contact intime et très personnel est tout à fait possible. Nul n'est en mesure, s'il ne connaît pas vraiment l'expérience intérieure, de persuader autrui qu'elle existe. La seule parole - avec quelque bonne intention que ce soit - ne persuadera jamais personne (pardonne moi Wil pour avoir été maladroite...cf: commentaire ci-dessus). J'ai traité beaucoup d'êtres qui n'avaient ni éducation ni attitude religieuse mais qui, au cours du traitement, entreprise généralement longue et difficile, ont bati de façon naturelle des expériences intérieures qui leur ont permis d'accéder à l'attitude correcte. [...][...] Nous ignorons tout simplement comment les contraires se réconcilient ou s'unissent en Dieu. Nous ne pouvons pas comprendre non plus comment ils s'unissent dans le Soi. Le Soi est transcendant à la conscience, il n'est que partiellement conscient. Empiriquement, il est bon et mauvais. Les "actes divins" ont, eux aussi, des aspects contradictoires. Ainsi la conception de la théologie selon laquelle Dieu doit être ou bon ou mauvais n'est pas justifiée. Dieu est transcendant à la conscience, tout comme le Soi, et n'est donc soumis à aucune logique humaine.L'homme se représente les puissances suprêmes soit comme moralement neutres, soit - et c'est plus fréquen - comme bonnes plutôt que comme mauvaises. Du point de vue archétypique, la balance penche un peu plus, très faiblement il est vrai, du côté positif. C'est compréhensible, il faut bien qu'il y ait une sorte d'équilibre, sinon le monde ne pourrait continuer d'exister.La grande difficulté semble résider en ceci, que d'une part, nous avons à préserver le point de vue du bon sens et de la logique, et que, d'autre part, il nous faut bien reconnaître l'existence de facteurs irrationnels, échappant à toute logique et dépassant nos possibiltés de compréhension, et en tenir compte. [...][...]On peut évidemment aborder le Livre de Job sous différentes perspectives. Ce qui m'importait cette fois-ci, c'est le rapport de Dieu à l'homme, c'est à dire l'image que celui-ci se fait de Dieu. Si la conscience divine est plus totale que celle de l'homme alors la Création n'a pas de sens, et la vie humaine n'a pas de but. Alors Dieu ne joue effectivement pas aux dés, comme le dit Einstein, mais il s'est inventé une machine, ce qui est encore plus grave. Il est vrai que toute l'entreprise de la Création ressemble d'avantage à un jeu de hazard qu'à quelque chose d'intentionnel. Ces vues nouvelles devraient amener dans aucun doute une profonde transformation de l'image que l'homme se fait de Dieu. [...]Extraits tirés du livre "C.G. Jung. Le divin dans l'homme. Lettres sur les religions choisies et présentées par Michel Cazenave."Pour finir, je citerai un extrait de livre "C.G Jung et la sagesse tibétaine" de Radmila Moacanin" qui représente bien la fusion des contraires qui peut paraître irrationnel à première vue mais qui, selon moi, en dit plus sur la nature paradoxale et fondamentale de notre Etre.[...]Les alchimistes, grâce à leur imagination féconde, donnèrent à Mercurius d'innombrables synonymes et firent de ses attributs les plus fantastiques descriptions. En voici un exemple, où un alchimiste demande à la Nature de lui paler de son fils Mercurius, et celle-ci répond:Sache que je n'ai qu'un fils de la sorte; le premier de mes sept fils; et bien qu'il soit maintenant toutes choses, il n'en était au commencement qu'une seule. En lui, se trouvent les quatre éléments, bien qu'il ne soit pas un élément. Il est un esprit, bien qu'il ait un corps; un homme, bien qu'il ait une part féminine; un garçon, bien qu'il porte des armes d'homme; une bête, bien qu'il ait des ailes d'un oiseau. Il est un poison, bien qu'il guérisse de la lèpre; la vie, bien qu'il tue toutes choses ; un roi, bien qu'un autre occupe son trône ; il fuit devant le feu, bien que le feu soit tiré de lui ; il est eau, bien qu'il ne mouille pas les mains ; il est terre, bien qu'ensemencé ; il est air et vit par l'eau. [...]
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W
Voilà donc une affaire étrange que celle du coeur... mon coeur, si je l'écoute me pousse à l'amour comme à la haine, il saigne comme il bat et rien dans ce qu'il peut me dire, n'a la candeur qu'on lui prête... et surtout pas universellement comme on tend aussi à le croire.Cette idée de coeur (puisque c'est une idée et non un organe dont on parle ici) ma longtemps parlé avec les mots les plus beaux, les plus tendres et les plus utopistes... les mots du coeur, son language et ses accents doux, je les ai entendu, du moins j'en connais quelques traits... et j'en suis revenu. Puisque j'ai compris que cette idée du coeur que je me faisais, n'était pas infaillible, n'était pas univoque, n'était pas vraie parce que quelque chose de vrai, l'est entièrement... et que lorsque mon coeur me dit de hair, j'écoute ma tête pour le désavouer.Ce qui est vrai alors pour moi, c'est le doute, l'ambivalence, parce qu'une vérité unique et donc absolue, n'admet pas selon moi, d'exeption et que les exeptions, il me semble, c'est ce que nous sommes tous...Si Dieu existe, et qu'il me parle, par la voix du coeur, qu'il est cet auteur du monde sans jamais l'avoir écrit... je l'entends alors dans sa bonté comme dans son injustice... et j'ose espérer qu'il n'attend pas de moi que j'ai la prétention de croire qu'une seule de ces ceux vérités existe réellement... car c'est au travers de ce coeur que j'ai vu que le monde était beau, et c'est ce coeur qui a saigné, quand j'ai vu, qu'il était aussi laid, et c'est toujours de ce coeur que ma colère surgit...Alors le coeur, j'en use pour constater, et la tête, je l'emploi à agir... n'en déplaise à Dieu, mais s'il m'a donné un coeur pour souffrir, il semble qu'il m'ait donné un cerveau pour m'en sortir. Et après tout, Dieu ou pas, Esprit ou pas, Karma ou pas... c'est ici et maintenant que le coeur aime ou hait et c'est, selon moi, ici et maintenant que le cerveau pense et agis.Ainsi donc le coeur n'est pas pour moi ce chemin de vérité, ni même la raison seule en lieu et place du cerveau... je me rallie plutôt à la cause de la mise en perspective de tout ce qui nous fait appréhender le monde... coeur, cerveau, sens, arts, spiritualités, religions, sciences, rêves, raison, folie, ennuis, regards, joies... et la liste est longue et n'a même peut être pas de fin. La vérité alors selon moi, c'est l'interaction de tout ça et le chaos sans cesse nouveau que ce mélange crée. Autant dire que la vérité, pour moi, est une question à laquelle j'ai la sagesse de ne pas répondre.P.S: si je n'avais écouté que mon coeur pour te répondre, j'aurai peut être été abrupt et peu didactique. Mais de tout mon coeur cependant, je te fais un bisou...
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S
Et si un jour Wil, tu voudras savoir ce que c'est que Dieu, il te faudra comprendre avec ton coeur... et uniquement avec et par lui..Dieu dépasse les concepts intellectuels. Il dépasse les mots. D'ailleurs le verbe a été créé pour l'homme pour qu'il nomme la réalité qui l'entoure. Nous ponvons déjà constaté les limites de l'écrit lorsque deux personnes tentent de se faire comprendre..A suivre...
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S
Il n'y a rien de plus vrai que la voie du coeur...et c'est par ce chemin que l'Homme rencontre Dieu
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M
"Je crois que Dieu, ce sont les hommes et qu'ils ne le savent pas" Jacques BrelDieu est en chacun de nous, certains l'admettent, d'autres le fuient.... ainsi va la vie et le choix de chacun..."stigmata" le film pose tres bien la question et la réponse...."soulève une pierre et tu me trouveras...."
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