Petite histoire du mariage...
Dans la plupart des sociétés, le mariage est l'alliance d'un homme (le mari ou époux) et d'une femme (la femme ou épouse), dans le but de former une famille. Dans ce cas, on parle de mariage monogame. Dans un certain nombre de pays, notamment africains et arabes, est pratiqué le mariage d'un homme avec plusieurs femmes, on parle alors de polyginie ou, plus souvent, de polygamie. En de très rares contrées, asiatiques, on pratique le mariage d'une femme avec plusieurs hommes, il s'agit également de polygamie et, plus précisément, de polyandrie. Dans quelques sociétés, le mariage est l'alliance de deux personnes, de n'importe quel sexe, dans le but de former une famille.
Le mariage est une union à vie dans certaines religions et à durée indéfinie qui ne s'achève qu'avec le divorce ou après le décès de l'un des conjoints. Cette union peut être civile lorsqu'elle est actée par un officier d'Etat civil mandaté par l'État ou religieuse lorsqu'elle est actée par le prêtre d'une religion.
Le mariage implique en général des relations sexuelles entre les époux (devoir conjugal légalement obligatoire jusqu'à récemment dans la plupart des législations, et encore aujourd'hui dans de nombreux pays), la non-consommation du mariage pouvant être une cause d'annulation de celui-ci.
Le mariage ne peut donc pas être interprété comme l'union libre et volontaire de deux êtres puisqu'il marque l'alliance entre les époux d'une part et une autorité supérieure : Église, État, tribu, qui est partie prenante au contrat et qui fixe tout ou partie de ses termes.
Dans l'Égypte antique, le mariage reflète la volonté de former un couple à l'image des divinités égyptiennes qui possèdent, presque toutes, leur parèdre (transcription du grec ancien πάρεδρος / páredros, est un nom ou adjectif signifiant littéralement « assis près », « qui est assis à côté de », qui achève la paire).
Dans la Grèce antique, les hommes se distinguaient des dieux notamment par leur nécessité de veiller à la survie de leur espèce, grâce à l'union des femmes et des hommes. Pour distinguer l'être humain des autres animaux, le mariage était donc un outil social pour justifier les rapports sexuel.
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Quelques annniversaires de mariage:
* 1 an : coton
* 2 ans : cuir
* 3 ans : froment
* 4 ans : cire
* 5 ans : bois
...
* 20 ans : porcelaine
...
* 25 ans : argent
...
* 30 ans : perle
...
* 40 ans : émeraude
...
* 50 ans : or
* 60 ans : diamant
* 65 ans : palissandre
* 70 ans : platine
* 75 ans : albâtre
* 80 ans : chêne
* 85 ans : uranium
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Histoire de la cérémonie religieuse -
Le mariage à l'époque des "pères de l'Église" (du II° au VI° siècle)
A l'origine, il n'y a pas de rite spécifique du mariage dans l'Église. Les chrétiens se marient selon les modalités de leur différentes cultures et les traditions locales : rôle du père, dot, don d'un anneau, entrée de la femme dans la maison de son mari. En Orient, on tient une couronne de fleurs au dessus des mariés. En Occident, il s'agit généralement d'un voile. La présence du prêtre n'est pas obligatoire et peu pratiquée. Il ne célèbre pas le mariage.
Rites spécifiques du mariage chrétien au XIème siècle
Ce n'est qu'au XIème siècle en Occident que l'Église institue un rite spécifique du mariage religieux. L'échange des consentements pouvait se faire à la porte de l'église avant la bénédiction nuptiale et la messe. Puis au XIIème le tout se fait dans une même cérémonie.
Le Concile de Trente (24° session en 1563)
Le concile de Trente a mis au premier plan la célébration religieuse du mariage. Avant le concile de Trente, le mariage était normalement accompagné de rites religieux (bénédiction des anneaux ...), mais ceux-ci n'étaient pas requis pour la validité. Les mariages conclus par le seul échange des consentements en l'absence de témoin n'étaient pas autorisés, mais ils étaient considérés comme des mariages valides.
Pour lutter contre ces "unions clandestines", le concile de Trente a décrété que le mariage n'est valide et sacramentel que s'il est fait en présence du curé compétent et de deux témoins.
Le rituel du mariage d'après le concile Vatican II (1969)
Le rituel de 1969 est une mise en oeuvre de la réforme liturgique voulue par le concile Vatican II. Il comporte d'abord une liturgie de la Parole avec un prière universelle et il offre un choix de textes de la Bible et de l'Évangile.
Le rituel de 1969 modifie aussi l'expression des consentements. Dans le rituel d'avant le concile, le célébrant interrogeait chacun des futurs époux " X voulez vous prendre pour légitime épouse (époux) Y ici présente selon le rite de notre mère la sainte Église" et il répondait "oui, je le veux". Puis, il disait aux époux qui se donnaient la main droite "Ego conjungo vos in matrimonium. In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Amen" en faisant le signe de croix. La bénédiction des alliances et la bénédiction nuptiale étaient faite aussi en latin.
L'échange des consentements se fait par un dialogue entre les fiancés et non par des réponses aux questions du prêtre. Puis le prêtre dit "Désormais vous étés unis par Dieu dans le mariage". Ensuite, il bénit les alliances. Enfin le rituel propose au choix plusieurs formules de bénédiction nuptiale.
Le nouveau rituel du mariage (1990 en latin, 2005 en français)
Un nouveau rituel du mariage a été publiée par le pape Jean-Paul II en 1990 à Rome. La traduction et l'adaptation en français vient de paraître en 2005.
Le rituel de 1990/2005 revalorise la bénédiction nuptiale et le rôle du prêtre ou du diacre. Celui ci en prononçant la bénédiction nuptiale tient désormais les mains étendues au-dessus des nouveaux époux, à la manière de l'évêque au moment d'une confirmation et d'une ordination. La bénédiction nuptiale comporte une invocation à l'Esprit Saint pour qu’il donne aux nouveaux époux sa force et sa grâce. Il est possible de placer cette bénédiction immédiatement après l'échange des alliances, plutôt qu'après le Notre Père.
Pendant l'échange des consentements, le prêtre ou le diacre est invité à étendre la main en direction des époux ou à la poser sur leurs mains jointes. La célébration comporte d'autres modifications significatives, mais moins importantes.
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HISTOIRE DE LA THÉOLOGIE DU MARIAGE EN OCCIDENT
Le mariage comme sacrement
Selon St Paul, le mariage des chrétiens est le signe visible (le symbole) d'une réalité spirituelle : l'union et l'amour du Christ et de l'Église. Cependant pendant longtemps en Occident, le mariage n'a pas été clairement considéré comme un sacrement. C'est au IVème concile du Latran en 1215 que le mariage est intégré dans la liste officielle des sept sacrements de l'Église.
La finalité du mariage
L'Église a d'abord adopté la conception de l'antiquité grecque et romaine selon la quelle la procréation et l'éducation des enfants était le seul but du mariage. La théologie de St Augustin a repris cette conception. De plus, à la suite de St Paul, on a présenté l'union sexuelle dans le mariage comme un "remède à la concupiscence" parce que l'activité sexuelle est considérée comme une conséquence du péché originel.
Le concile Vatican II (Gaudium et spes en 1965) a modifié la présentation de la finalité du mariage. Il a affirmé que le mariage n'a pas seulement pour fin la procréation, mais aussi l'amour et le bonheur des époux. La sexualité est ainsi réhabilitée.
Le mariage est une union à vie dans certaines religions et à durée indéfinie qui ne s'achève qu'avec le divorce ou après le décès de l'un des conjoints. Cette union peut être civile lorsqu'elle est actée par un officier d'Etat civil mandaté par l'État ou religieuse lorsqu'elle est actée par le prêtre d'une religion.
Le mariage implique en général des relations sexuelles entre les époux (devoir conjugal légalement obligatoire jusqu'à récemment dans la plupart des législations, et encore aujourd'hui dans de nombreux pays), la non-consommation du mariage pouvant être une cause d'annulation de celui-ci.
Le mariage ne peut donc pas être interprété comme l'union libre et volontaire de deux êtres puisqu'il marque l'alliance entre les époux d'une part et une autorité supérieure : Église, État, tribu, qui est partie prenante au contrat et qui fixe tout ou partie de ses termes.
Dans l'Égypte antique, le mariage reflète la volonté de former un couple à l'image des divinités égyptiennes qui possèdent, presque toutes, leur parèdre (transcription du grec ancien πάρεδρος / páredros, est un nom ou adjectif signifiant littéralement « assis près », « qui est assis à côté de », qui achève la paire).
Dans la Grèce antique, les hommes se distinguaient des dieux notamment par leur nécessité de veiller à la survie de leur espèce, grâce à l'union des femmes et des hommes. Pour distinguer l'être humain des autres animaux, le mariage était donc un outil social pour justifier les rapports sexuel.
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Quelques annniversaires de mariage:
* 1 an : coton
* 2 ans : cuir
* 3 ans : froment
* 4 ans : cire
* 5 ans : bois
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* 20 ans : porcelaine
...
* 25 ans : argent
...
* 30 ans : perle
...
* 40 ans : émeraude
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* 50 ans : or
* 60 ans : diamant
* 65 ans : palissandre
* 70 ans : platine
* 75 ans : albâtre
* 80 ans : chêne
* 85 ans : uranium
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Histoire de la cérémonie religieuse -
Le mariage à l'époque des "pères de l'Église" (du II° au VI° siècle)
A l'origine, il n'y a pas de rite spécifique du mariage dans l'Église. Les chrétiens se marient selon les modalités de leur différentes cultures et les traditions locales : rôle du père, dot, don d'un anneau, entrée de la femme dans la maison de son mari. En Orient, on tient une couronne de fleurs au dessus des mariés. En Occident, il s'agit généralement d'un voile. La présence du prêtre n'est pas obligatoire et peu pratiquée. Il ne célèbre pas le mariage.
Rites spécifiques du mariage chrétien au XIème siècle
Ce n'est qu'au XIème siècle en Occident que l'Église institue un rite spécifique du mariage religieux. L'échange des consentements pouvait se faire à la porte de l'église avant la bénédiction nuptiale et la messe. Puis au XIIème le tout se fait dans une même cérémonie.
Le Concile de Trente (24° session en 1563)
Le concile de Trente a mis au premier plan la célébration religieuse du mariage. Avant le concile de Trente, le mariage était normalement accompagné de rites religieux (bénédiction des anneaux ...), mais ceux-ci n'étaient pas requis pour la validité. Les mariages conclus par le seul échange des consentements en l'absence de témoin n'étaient pas autorisés, mais ils étaient considérés comme des mariages valides.
Pour lutter contre ces "unions clandestines", le concile de Trente a décrété que le mariage n'est valide et sacramentel que s'il est fait en présence du curé compétent et de deux témoins.
Le rituel du mariage d'après le concile Vatican II (1969)
Le rituel de 1969 est une mise en oeuvre de la réforme liturgique voulue par le concile Vatican II. Il comporte d'abord une liturgie de la Parole avec un prière universelle et il offre un choix de textes de la Bible et de l'Évangile.
Le rituel de 1969 modifie aussi l'expression des consentements. Dans le rituel d'avant le concile, le célébrant interrogeait chacun des futurs époux " X voulez vous prendre pour légitime épouse (époux) Y ici présente selon le rite de notre mère la sainte Église" et il répondait "oui, je le veux". Puis, il disait aux époux qui se donnaient la main droite "Ego conjungo vos in matrimonium. In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti. Amen" en faisant le signe de croix. La bénédiction des alliances et la bénédiction nuptiale étaient faite aussi en latin.
L'échange des consentements se fait par un dialogue entre les fiancés et non par des réponses aux questions du prêtre. Puis le prêtre dit "Désormais vous étés unis par Dieu dans le mariage". Ensuite, il bénit les alliances. Enfin le rituel propose au choix plusieurs formules de bénédiction nuptiale.
Le nouveau rituel du mariage (1990 en latin, 2005 en français)
Un nouveau rituel du mariage a été publiée par le pape Jean-Paul II en 1990 à Rome. La traduction et l'adaptation en français vient de paraître en 2005.
Le rituel de 1990/2005 revalorise la bénédiction nuptiale et le rôle du prêtre ou du diacre. Celui ci en prononçant la bénédiction nuptiale tient désormais les mains étendues au-dessus des nouveaux époux, à la manière de l'évêque au moment d'une confirmation et d'une ordination. La bénédiction nuptiale comporte une invocation à l'Esprit Saint pour qu’il donne aux nouveaux époux sa force et sa grâce. Il est possible de placer cette bénédiction immédiatement après l'échange des alliances, plutôt qu'après le Notre Père.
Pendant l'échange des consentements, le prêtre ou le diacre est invité à étendre la main en direction des époux ou à la poser sur leurs mains jointes. La célébration comporte d'autres modifications significatives, mais moins importantes.
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HISTOIRE DE LA THÉOLOGIE DU MARIAGE EN OCCIDENT
Le mariage comme sacrement
Selon St Paul, le mariage des chrétiens est le signe visible (le symbole) d'une réalité spirituelle : l'union et l'amour du Christ et de l'Église. Cependant pendant longtemps en Occident, le mariage n'a pas été clairement considéré comme un sacrement. C'est au IVème concile du Latran en 1215 que le mariage est intégré dans la liste officielle des sept sacrements de l'Église.
La finalité du mariage
L'Église a d'abord adopté la conception de l'antiquité grecque et romaine selon la quelle la procréation et l'éducation des enfants était le seul but du mariage. La théologie de St Augustin a repris cette conception. De plus, à la suite de St Paul, on a présenté l'union sexuelle dans le mariage comme un "remède à la concupiscence" parce que l'activité sexuelle est considérée comme une conséquence du péché originel.
Le concile Vatican II (Gaudium et spes en 1965) a modifié la présentation de la finalité du mariage. Il a affirmé que le mariage n'a pas seulement pour fin la procréation, mais aussi l'amour et le bonheur des époux. La sexualité est ainsi réhabilitée.
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