Le roi est mort, vive le roi !
"Les modes apportent et emportent les intellectuels médiatiques. Les médias les font exister dans le flux des images et des paroles, les utilisent selon les circonstances et finissent par faire d'eux des objets de consommation: à peine apparus, ces intellos précaires sont chassés par d'autres; ils ne peuvent prendre corps et s'inscrire dans la durée. Balzac, bien avant Debord et Bourdieu, l'avait noté: les journaux sont faits non pour éclairer, mais pour flatter. Or, plus que jamais, la complexité du monde exige l'explication, et non la séduction. L'intellectuel médiatique est en soldes. L'intellectuel critique préfère le sur-mesure.
Bourdieu sut parfaitement pointer la menace: «Il n'y a pas de démocratie effective sans vrai contre-pouvoir critique, écrivait-il en 1992. L'intellectuel en est un, et de première grandeur.» "...
Extrait de l'article de François Busnel, dans L'Express, (31/01/2002.)
http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/mort/ex3101.html
Bourdieu sut parfaitement pointer la menace: «Il n'y a pas de démocratie effective sans vrai contre-pouvoir critique, écrivait-il en 1992. L'intellectuel en est un, et de première grandeur.» "...
Extrait de l'article de François Busnel, dans L'Express, (31/01/2002.)
http://www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/mort/ex3101.html
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