Ils reviennent...
Pour remplacer la lueur dans les yeux des enfants, un jour, quelqu'un se cogna la tête sur la lunette des chiottes et inventa les Pogs, ces petits appendices de la joie simple aussi connus sous le nom ronflant de Caps... le but affiché, était évidemment de renouer avec le succès des jeux de temps de récréation avec comme modèle la main collante qu'on ne présente plus... et je vous vois déjà sourire à l'évocation de se souvenir visqueux voire mouillé.
Débordant de créativité et s’imbriquant harmonieusement le plus souvent à leur temps et situation sociale, les Pogs ont su faire reculer le vandalisme urbain de moitié en l'espace d'une seule journée, lors de la rentré scolaire, le monde rural en étant resté aux billes de terre, bouseux qu'ils sont. Le concept, astucieux, promettait un jeton à double face pour deux fois plus d’inventivité plastique et thématique… nous avons donc connu les Pogs « Cosmocats », les Caps « Roten.com » ou encore les paires de Pogs à collectionner manifestant du handicaps de stars comme le strabisme de Jean Roucas ou la mère à Po.
Tout allait bien jusqu’à ce que l’impossible se produise, un enfant âgé de 4 ans s’étouffa en avalant la totalité des 700 Caps (quelques uns étaient en double) de son grand frère de 23 ans son aîné. L’Etat, et qui le blâmerai, s’empara du fait divers et en fit une affaire d’Etat. Des associations de toute sortes, parents d’élève, 50 millions de consommateurs, Emmaüs, 30 millions d’amis, l’US Open, se bousculèrent au bandeau de la justice pour y grappiller quelques pingres revenus auprès des fabricants de Pogs.
Les années 2000 annonçant de sombres jours à cet objet dont le seul vrai délit était d’avoir trop plu, d’avoir trop été aimés… des mesures furent prise pour asseoir les avantages des pastilles dans la vie quotidienne et écouler ainsi les stocks restants. L’opération fut confiée à l’agitateur et poète Richard Gotener qui, avec un gimmick accrocheur et un sacré culot, remit le Pog sur les rails de la gloire : « Pog, houhouhou Cap, houhouhou » c’était lui ! Aucun autre incident ne fut à déplorer, la propagande sournoise de Gotener étouffant chaque nouveau cas d’enfant mort dans une vaste campagne appuyant à quel point « les enfants sont cons à cet age là ».
Cette belle histoire nous permet donc de jouir à nouveau de ces petits bouts de plastique choyant nos plus primaires sens du jeu et galvanisant nos plus frêles ambitions de voir naître un monde meilleur.
PS : texte libre sans porté d’opinion personnelle ou juridique.
Débordant de créativité et s’imbriquant harmonieusement le plus souvent à leur temps et situation sociale, les Pogs ont su faire reculer le vandalisme urbain de moitié en l'espace d'une seule journée, lors de la rentré scolaire, le monde rural en étant resté aux billes de terre, bouseux qu'ils sont. Le concept, astucieux, promettait un jeton à double face pour deux fois plus d’inventivité plastique et thématique… nous avons donc connu les Pogs « Cosmocats », les Caps « Roten.com » ou encore les paires de Pogs à collectionner manifestant du handicaps de stars comme le strabisme de Jean Roucas ou la mère à Po.
Tout allait bien jusqu’à ce que l’impossible se produise, un enfant âgé de 4 ans s’étouffa en avalant la totalité des 700 Caps (quelques uns étaient en double) de son grand frère de 23 ans son aîné. L’Etat, et qui le blâmerai, s’empara du fait divers et en fit une affaire d’Etat. Des associations de toute sortes, parents d’élève, 50 millions de consommateurs, Emmaüs, 30 millions d’amis, l’US Open, se bousculèrent au bandeau de la justice pour y grappiller quelques pingres revenus auprès des fabricants de Pogs.
Les années 2000 annonçant de sombres jours à cet objet dont le seul vrai délit était d’avoir trop plu, d’avoir trop été aimés… des mesures furent prise pour asseoir les avantages des pastilles dans la vie quotidienne et écouler ainsi les stocks restants. L’opération fut confiée à l’agitateur et poète Richard Gotener qui, avec un gimmick accrocheur et un sacré culot, remit le Pog sur les rails de la gloire : « Pog, houhouhou Cap, houhouhou » c’était lui ! Aucun autre incident ne fut à déplorer, la propagande sournoise de Gotener étouffant chaque nouveau cas d’enfant mort dans une vaste campagne appuyant à quel point « les enfants sont cons à cet age là ».
Cette belle histoire nous permet donc de jouir à nouveau de ces petits bouts de plastique choyant nos plus primaires sens du jeu et galvanisant nos plus frêles ambitions de voir naître un monde meilleur.
PS : texte libre sans porté d’opinion personnelle ou juridique.
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