S(ans) M(orale) ?
L'expression "sado-masochisme" semble mal contenir ses interprétations et garde bien plus jalousement ses origines, et les origines, moi, j'aime bien les dévoiler, on comprend mieux de quoi on parle au moins...
En décomposant le terme on s' aperçoit vite qu'il est construit par deux entités nominales distinctes qui sont "sadisme" et "masochisme", l'association lie donc le masochisme au sadisme. Mais c'est quoi le masochisme et le sadisme ça vient d'où ?
Le sadisme, selon les définitions les plus courantes, c'est la recherche du plaisir dans la souffrance (physique ou morale : domination, contrôle,...) volontairement infligée à autrui (ou à tout autre sujet de domination vivant). Même si le sadisme peut exister indépendamment des activités sexuelles, il y est fréquemment associé de part l'origine de sa dénomination justement...
Le terme a été forgé à partir du nom de l'écrivain du XVIIIe, Sade, dont les écrits mettent en scène des actions de ce type. Donatien Alphonse François, marquis de Sade, (né le 2 juin 1740 à Paris et mort le 2 décembre 1814 à l'asile de Charenton).
Longtemps voué à l’anathème (Un anathème désigne aujourd'hui une réprobation générale, une mise à l'index, d'une personne ou d'une idée) en raison de la part accordée dans son œuvre à un érotisme de la violence et de la cruauté (fustigations, tortures, incestes, viols, sodomie, etc). Le néologisme « sadisme », formé d’après son nom, est apparu dès 1834 dans le Dictionnaire universel de Boiste comme « aberration épouvantable de la débauche : système monstrueux et antisocial qui révolte la nature ».
Ok, ok mais le masochisme alors, ça vient du Marquis de Masoch ?
Pas tout à fait mais c'est bien du nom d'un écrivain (et journaliste) que vient le mot "masochisme". Leopold von Sacher-Masoch était un écrivain et journaliste autrichien, né le 27 janvier 1836 à Lemberg (actuellement en Ukraine), mort le 9 mars 1895 à Lindheim. Le terme a été forgé par le baron Richard von Krafft-Ebing dans son livre de psychiatrie Psychopathia sexualis".
Sacher-Masoch, dont le roman "La Vénus à la fourrure" fait état du rapport dominant/dominé pouvant exister entre hommes et femmes, s'éleva contre l'utilisation de son nom pour désigner une perversion.
Et du coup de nos jours...
Le masochisme désigne, dans le language commun, la recherche du plaisir dans la souffrance reçue d'autrui ou de soi-même.
Le sadisme est souvent lié, à tort, au masochisme. Gilles Deleuze, dans sa présentaion de Sacher-Masoch, montre que le masochisme n'est ni le contraire ni le complément du sadisme, mais un monde à part, avec d'autres techniques et d'autres effets. Les actes sadiques, telles que la torture, sont émis sans le consentement de l'autre, tandis que le BDSM (Bondage et discipline, domination et soumission et sado-masochisme) relève de pratiques entre adultes consentants.
Dans les pays occidentaux, le sadomasochisme n'est pas interdit par la loi s'il se pratique entre partenaires adultes consentants qui, souvent, établissent une relation de maître à esclave très stable. Cependant, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a statué dans l'affaire K.A. et D.D. c/Belgique le 17 février 2005 contre une pratique du sadomasochisme si la personne "esclave" demandait de façon expresse mais aussi tacite l'arrêt de ces pratiques. Ainsi il semble qu'il y ait une évolution de la jurisprudence contre les pratiques sadomasochistes.
A vous de choisir votre camp...
En décomposant le terme on s' aperçoit vite qu'il est construit par deux entités nominales distinctes qui sont "sadisme" et "masochisme", l'association lie donc le masochisme au sadisme. Mais c'est quoi le masochisme et le sadisme ça vient d'où ?
Le sadisme, selon les définitions les plus courantes, c'est la recherche du plaisir dans la souffrance (physique ou morale : domination, contrôle,...) volontairement infligée à autrui (ou à tout autre sujet de domination vivant). Même si le sadisme peut exister indépendamment des activités sexuelles, il y est fréquemment associé de part l'origine de sa dénomination justement...
Le terme a été forgé à partir du nom de l'écrivain du XVIIIe, Sade, dont les écrits mettent en scène des actions de ce type. Donatien Alphonse François, marquis de Sade, (né le 2 juin 1740 à Paris et mort le 2 décembre 1814 à l'asile de Charenton).
Longtemps voué à l’anathème (Un anathème désigne aujourd'hui une réprobation générale, une mise à l'index, d'une personne ou d'une idée) en raison de la part accordée dans son œuvre à un érotisme de la violence et de la cruauté (fustigations, tortures, incestes, viols, sodomie, etc). Le néologisme « sadisme », formé d’après son nom, est apparu dès 1834 dans le Dictionnaire universel de Boiste comme « aberration épouvantable de la débauche : système monstrueux et antisocial qui révolte la nature ».
Ok, ok mais le masochisme alors, ça vient du Marquis de Masoch ?
Pas tout à fait mais c'est bien du nom d'un écrivain (et journaliste) que vient le mot "masochisme". Leopold von Sacher-Masoch était un écrivain et journaliste autrichien, né le 27 janvier 1836 à Lemberg (actuellement en Ukraine), mort le 9 mars 1895 à Lindheim. Le terme a été forgé par le baron Richard von Krafft-Ebing dans son livre de psychiatrie Psychopathia sexualis".
Sacher-Masoch, dont le roman "La Vénus à la fourrure" fait état du rapport dominant/dominé pouvant exister entre hommes et femmes, s'éleva contre l'utilisation de son nom pour désigner une perversion.
Et du coup de nos jours...
Le masochisme désigne, dans le language commun, la recherche du plaisir dans la souffrance reçue d'autrui ou de soi-même.
Le sadisme est souvent lié, à tort, au masochisme. Gilles Deleuze, dans sa présentaion de Sacher-Masoch, montre que le masochisme n'est ni le contraire ni le complément du sadisme, mais un monde à part, avec d'autres techniques et d'autres effets. Les actes sadiques, telles que la torture, sont émis sans le consentement de l'autre, tandis que le BDSM (Bondage et discipline, domination et soumission et sado-masochisme) relève de pratiques entre adultes consentants.
Dans les pays occidentaux, le sadomasochisme n'est pas interdit par la loi s'il se pratique entre partenaires adultes consentants qui, souvent, établissent une relation de maître à esclave très stable. Cependant, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a statué dans l'affaire K.A. et D.D. c/Belgique le 17 février 2005 contre une pratique du sadomasochisme si la personne "esclave" demandait de façon expresse mais aussi tacite l'arrêt de ces pratiques. Ainsi il semble qu'il y ait une évolution de la jurisprudence contre les pratiques sadomasochistes.
A vous de choisir votre camp...
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